Le lien qu'il y a entre certains professeurs et le vulcanisateur, c'est l'utilisation de l'air: les premiers, c'est pour gonfler les notes des potaches en mal de bonnes moyennes, et le second l'utilise pour gonfler les roues. Les deux catégories sociales donnent ce coup d'air pour faire rouler : les uns, les élèves d'une classe à l'autre, et l'autre l' automobiliste d'un endroit à l'autre. Mais la différence entre les deux, c'est que les premiers n'assurent pas le bon déplacement, et le second vous assure une longue traversée, sauf cas de force majeure: une seconde crevaison. Les élèves "gonflés" evoluent avec des fêlures, tandis que l'automobiliste est assuré du bon contrôle de ses roues.....
La bonne gestion est sûrement le seul moyen efficace pour résorber les obstacles qu’on dresse ou qui se dressent dans les différentes institutions en crise.
Ces obstacles, à force d’être éludés, créent des situations vicieuses et linéaires (pas en cercle). C’est pour inconscience, incompétence et négligence qu’ils s’ancrent, en envenimant la bonne marche des choses et les rapports humains. Alors, ce sont les buts finaux qui ne sont pas atteints, et c’est le sinistre.
La bonne gestion commence par le souci de l’exercice de la fonction de chaque travailleur. Pour cela, de bonnes conditions sont requises, notamment l’équité.
Le monde de l’éducation, un secteur sensible, qui forge la société de demain, est à prendre avec un sérieux religieux. Il serait désastreux d’en faire une approche bricolée.
Les enseignants, s’ils jouissaient des mêmes droits (leur devoir est clair) devraient aussi être récompensés et eventuellement sanctionnés avec les mêmes poids dont la mesure est la même , bien entendu.
La cour ne devrait exister que pour les élèves et comme espace de récréation seulement, pas pour les directeurs et autres responsables.
Les horaires de travail répartis équitablement et de manière intelligente, les moyens pédagogiques à mettre à la disposition des professeurs à n’importe quel moment de la journée scolaire, et à la simple demande de ces derniers, la limitation du nombre de classes à trois, dont l’effectif ne dépasserait pas le nombre de trente élèves pour chacune d’elles et la régularisation des situations administrative et financière du formateur sont un point indiciaire pour la réussite scolaire.
Un statut confortable qui sortirait l’enseignant de la paupérisation est de mise pour lever la barrière dressée entre les enseignants et leur tutelle afin de résorber les conflits.
L’association des professeurs à l’élaboration des manuels et à des propositions de méthodes d’apprentissage, condition sine qua non, pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement et de redorer le blason de nos différents examens nationaux et la cessation d’importation des programmes et méthodes destinées à des élèves vivant dans des pays dont les environnements sociaux culturels diffèrent du notre, et dont les finalités sont autres que nos visées : Pour nous, c’est l’édification, pour eux, c’est la perfection.
Alors, levons l’ancre !
A tous les établissements scolaires viennent se greffer des conflits entre le corps enseignant et l'administration, qui peuvent être évités.
Des soucis d'ordre administratif ou pédagogique perturbent souvent la marche vers le but que s'assigne l'enseignement et par voie de conséquence, perturbent les élèves (je n'aime pas dire les apprenants).
Des conflits tus ou ignorés de la "tutelle intermédiaire" (l'inspection académique), sauf pourrissement ou intrusion de la presse.
En général, on laisse se résorber. Et quand elle intervient c'est pour des réaffectations de certains protagonistes.
Des inégalités criardes s'étalent au grand jour, et font la fierté des élu(e)s. Des clans se forment alors, et les conflits redoublent de férocité. Car ils opposent aussi les professeurs entre eux. Les batailles rangées se gagnent au détriment des autres. On déshabille Untel pour habiller l'autre.
Des problèmes du genre répartition des emplois du temps pour l'année scolaire, emplois du temps pour la surveillance des compositions et des examens de fin d'année, la notation des professeurs en fin de semestre, leurs absences et leurs retards.
Si vous faites partie des favoris de l'un des administrateurs, vous vous la coulerez douce tout au long de l'année ou de votre carrière dans le cas où votre « favoriseur » est maintenu dans cet établissement.Dans certains cas votre statut fera partie des passations de consignes.
En effet, vous choisirez les horaires de travail qui vous conviennent le mieux, la journée libre aussi, afin de régler vos soucis domestiques ou personnels ou aller exercer votre seconde profession. Vous bénéficierez aussi de classes de niveau acceptable pour ne pas avoir à redoubler d'efforts pour la mise à niveau. Vos classes ne seront pas non plus surchargées.
Pour la période des compositions, vous serez consulté pour dicter un emploi du temps de surveillance à qui l'élaborera, et avec le moins d'heures possible, et plus pour votre bougre de collègue qui n'est pas en odeur de sainteté avec les décideurs du vendredi.
Des bonus viennent s'ajouter à votre grand bonheur: Pendant les surveillances, vous ne
serez pas seul (e): vous serez doublé d'un professeur qui surveillera tout le temps l'épreuve, et on viendra vous demander d'aller surveiller dans une autre classe dépourvue de surveillants, mais ce ne sera qu'un prétexte pour vous inviter à aller vous reposer chez vous ou aller vous détendre ailleurs.
Comme il vous arrive aussi souvent d'arriver en retard et de sécher les cours, vous n'avez aucun souci à vous faire: l'ange est là. Ni votre salaire ni votre prime ne seront affectés. Vous aurez votre quarante sur quarante avec quatre et zéro.
Mais ce n'est pas le cas des professeurs sans options.
Tout cela m'est égal, pourvu que ça ne touche pas à mes intérêts légaux.
Mais il y a une question qui me taraude l'esprit. : Les anges protecteurs de certains professeurs, rendent-ils ces "services pour l'amour du ciel? Pour les beaux yeux de leur(s) protégé(e)(s) ou...?
Mais il y a toujours quelqu'un quelque part pour dévoiler ces manœuvres délictueuses qui empoisonnent les rapports entre les collègues, et qui peuvent avoir des répercussions même sur les élèves.