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· La traduction, moyen d'apprentissage des langues étrangères?
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· Réflechir avant de dire
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Date de création : 05.03.2008
Dernière mise à jour : 22.03.2011
4 articles


Réflechir avant de dire

Publié le 22/03/2011 à 21:17 par educ

Publié le 11/03/2010 à 21:35 par educ

Au lieu de dire«On était assez chamboulés par toutes ces grèves, donc on veut pas qu’on touche à nos vacances», souligne une élève de terminale du lycée Al-Idrissi, au 1er-Mai. Et d’ajouter :  «Ce n’est pas de notre faute, ce sont les enseignants qui ont fait grève et c’est à eux de trouver une formule pour rattraper les cours perdus.» (Le Jeune Indépendant du 11/03/2010)

Il fallait dire: « Ce n'est pas de notre faute, c'est le ministre qui ne voulait  pas rendre à César ce qui lui appartient et c'est à lui de trouver une astuce pour rattraper les cours perdus »  

Au lieu de dire: Sa camarade rappelle : «A chaque fois que les enseignants font grève, c’est toujours les élèves qui payent.» (le J.I du 11/03/2010)

il est recommandable de dire: « A chaque fois que le ministre  refuse les droits aux enseignants, ce sont les élèves qui payent »

Au lieu de dire: De son côté, un responsable de l’Union nationale des professeurs de l’enseignement et de la formation (UNPEF) a déclaré que «la tutelle ne nous a pas sollicités pour élaborer un calendrier de rattrapage, elle a choisi de travailler avec la Fédération des parents d’élèves».

Il est intéressant de dire: « La tutelle a choisi de travailler avec la fédération  des parents d’élèves. Que cette dernière leur fasse des rattrapages! »  

Au lieu de penser de la sorte: Des parents d’élèves estiment que les syndicats ont fait la grève juste pour faire la grève. (l'Expression du 11/03/2010)

On leur dit: «  Vous devez être payés plus qu'il n'en faut et, sûrement, vous ne savez  même pas ce qu'est une grève. Alors, échangeons nos salaires et nous arrêterons les débrayages. »



La traduction, moyen d'apprentissage des langues étrangères?

Publié le 01/02/2011 à 21:27 par educ

Peut-on apprendre (voire maîtriser) une langue étrangère au moyen de la traduction?

La circulaire n°7710/0.03 du 04 juillet 2010 a été envoyé à tous les professeurs de langues étrangères des établissements scolaires pour qu'ils en prennent connaissance et qu'ils fassent des comptes rendus critiques. Et comme cette circulaire émane de la Loi d'Orientation sur l'Education Nationale N°08-04 du 23 janvier 2008, son application est obligatoire.

De quoi s'agit-il au juste? Tout "simplement" de l'utilisation de la langue arabe pour dispenser les cours de différentes langues étrangères enseignées en Algérie. On parle d'activités de traduction dans l'enseignement des langues étrangères. La chef de bureau des langues étrangères clarifie la circulaire en soulignant que ladite circulaire "ne préconise en aucun cas l'utilisation de la langue maternelle comme moyen d'enseignement des langues étrangères ou l'abandon du principe qui recommande leur enseignement sur la base " de langue cible à travers la langue cible". 

Elle note "la richesse linguistique qui caractérise l'Algérie, (qui) ne doit pas être ignorée", mais elle confirme que  l'idée de l'utilisation du Chaoui, du Kabyle, de l'Arabe (algérien NDR), du Mozabite, du Targui... s'avère impossible, voire surréaliste. Elle assure, par ailleurs que "la circulaire ne visait nullement l'utilisation de ces différentes langues en classes de langues étrangères.Ainsi,  "par souci et par devoir d'uniformiser l'application de la circulaire... à l'echelle nationale, on doit entendre par langue maternelle: la langue d'enseignement qui est la langue arabe."

La circulaire ne recommande nullement l'utilisation de la langue arabe comme support pour l'enseignement des langues étrangères. Son objectif principal est l'intégration d'activités de traduction.

Malgré les tentatives de clarifications de ladite circulaire, les choses demeurent encore floues. En effet la chef de bureau des langues étrangères ne précise pas comme l'ont fait ses collègues, le Directeur de l'Enseignement Secondaire Général et Technologique et le Sous-Directeur des Programmes d'Enseignement, s'il s'agissait de toutes les filières ou simplement des classes de "Langues étrangères".

L'un des intervenants ( à l'atelier organisé autour du thème "Réflexion sur l'integration d'activités de traduction dans l'enseignement des langues étrangères" les 24 et 25 novembre 2010 au lycée Cheikh Bouamama (Ex- Descartes) a insisté sur l'utilisation de la traduction qui est une "solution pédagogique aux difficultés ou blocages rencontrés en classe de langues étrangères..."

Le second intervenant a , quant à lui, fait remarquer que la classe (que le professeur, ndr) " ne formait pas des traducteurs professionnels, mais, par contre, aidait les apprenants à faire des activités de traduction des outils d'apprentissage d'une langue étrangère"

En somme, les deux points de vue se rejoignent pour dévoiler la baisse tragique du niveau des élèves dans les langues étrangères. Et l'instrumentalisation de la traduction ne peut signifier que l'utilisation de la langue arabe comme moyen de facilitation de la compréhension et d'apprentissage des langues étrangères. Toutefois, la traduction suppose un niveau acceptable dans deux langues pour pouvoir y prétendre.

De plus, la traduction ne peut être qu'un moyen de compréhension d'un contenu dans une autre langue, mais n'aide pas à s'exprimer dans la langue cible. En réfléchissant en Allemand, on ne peut bien s'exprimer en Français, car on "tombe" dans le piège de la traduction littérale. La traduction n'aide pas à réflechir dans la langue cible; ce qui implique qu'on ne pourra pas la maîtriser. C'est à l'image de la traduction d'un texte qu'on obtient sur internet.

S'agissant, toujours, de la traduction, pourquoi l'apprenant serait-il obligé de traduire seulement dans la langue arabe? Pourquoi pas Français/ Allemand  ou Français / Espagnol et vice-versa?

Pourquoi chercher à uniformiser l'application de la circulaire alors que le but est UN SEUL: la maîtrise des langues étrangères?

Si la langue maternelle signifie la langue arabe, donc le Suédois et l'Indien d'Amérique ont la même langue que nous.

Le Chaoui pourrait traduire des propos en Français ou autre langue dans sa langue maternelle. Le Kabyle, le Mozabite et le Targui aussi. Chacun dans sa langue maternelle pour la même langue cible.

Ce qu'on pourrait uniformiser, c'est la (les) langue (s) cible, mais pas les moyens et méthodes qui relèvent des prérogatives des enseignants.



Les enseignants Hallal

Publié le 28/01/2011 à 14:41 par educ

 

La médaille a son revers, le péché ne lache pas les baskets au licite, il y a l'Enfer et le Paradis, il y a les médecins respectueux de la déontologie et ceux qui pratiquent l'IVG, et il y a les enseignants Hallal et les autres.

Les premiers luttent contre l'exploitation, l'iniquité, revendiquent un statut décent et risquent leur carrière, et, par voie de conséquence, l'avenir de leurs enfants. Parmi ces enseignants, il y en a qui meurent de dépit, car l'insolence des pouvoirs publics dépasse leur imagination. Ceux qui sont encore vivants, vivent un dilemne: d'un côté, leurs élèves qu'ils considèrent comme leurs propres enfants, de l'autre, ils veulent faire aboutir leurs revendications. La tutelle et la fédération des parents d'élèves appellent ces éducateurs à la "sagesse" (?), comme si ces derniers sont devenus fous. Ils leur demandent aussi de réflechir à l'intérêt des élèves, et ils font accroire à l'opinion publique que les potaches sont du seul ressort des professeurs.

Les professeurs ont toujours été sages; c'est la folie des autres qui les poussent au débrayage.

Par contre, les seconds, ouvriers trompeurs, de faux apôtres, ayant subi l'influence du Malin, s'en vont donner des cours aux élèves qui ne viennent pas, et se considèrent comme ayant accompli leur messe, pardon! mission. Ce qui est vrai, car ils ont cassé de l'instit.

Si ces gens là ne rejoignent pas le mouvement, à l'instar de leurs collègues, c'est qu'ils n'ont rien à demander; ce qui est en soi une revendication: c'est un point de vue qu'il faut respecter.

Mais une fois le conflit résolu et les salaires augmentés, ils sont les premiers à taper  www.poste.dz...

En Islam, on dit que l'argent qui n'est pas gagné à la sueur du front est considéré comme illicite: il est désigné par le mot Riba.

A bon enseignant, remue-toi, et débarasse-toi de la poussière de la craie.



L'enseignement, paye-t-il?

Publié le 26/01/2011 à 00:13 par educ

 « Lehren, das heisst zweimal lernen », qui signifie : Enseigner, c'est apprendre deux fois. Ce dicton tente quelque diplômé en quête de poste de travail, car ce métier est noble, enrichissant, passionnant, captivant et surtout cultivant.

Il garantit l'eternelle jeunesse au professeur qui est en contact permanent avec les générations montantes; ce qui lui évite le conflit de génération.

Le professeur est toujours au diapason des nouveautés: il ne peut être ni paumé ni considéré comme vieux jeu.

Chaque jour qui passe témoigne de l'amélioration de son niveau de communication et de sa facilitation. Il épate sans se rendre compte. Il est celui qu'on n'oublie jamais

Aucun élève ne peut être indifférent à son égard. On le craint et/ou on l'admire. On respecte ses sautes d'humeur, on se réjouit de son absence ou on regrette. On le supplie de reporter les devoirs, d'aider à obtenir la moyenne.

Parfois, on l'encercle pour dialoguer avec lui, d'autres fois, on fait un bout de chemin en sa compagnie; c'est un honneur pour les élèves. Il est le personnage qui fait rêver, qui est apprécié, respecté, pris comme modèle par certains élèves et... on professe.